A propos de ce projet

Le Mouvement du 18 mars est né d’une tragédie. A cette date en 2009, Omid Reza Mir Sayafi, un blogueur et journaliste iranien, est mort à la prison d’Evin à Téhéran. Au mois de décembre précédant sa mort, il fut condamné à deux ans et demi de prison pour avoir prétendument insulté des chefs religieux et mené une propagande contre la République Islamique d’Iran. Omid Reza a été le premier blogueur à mourir en prison et sa mort montre qu’être censuré est loin d’être la pire chose qui puisse arriver à un blogueur.

L’ironie de la situation est que, plus la capacité des blogueurs à informer est louée par des personnalités publiques et médiatiques, plus ces véritables journalistes du monde deviennent en fait des victimes. Le Mouvement du 18 mars vise non seulement à s’assurer qu’Omid Reza ne soit pas oublié, mais également à ce que d’autres blogueurs persécutés dans le monde ne disparaissent pas dans des salles d’interrogatoire ou dans des cellules de prison. Le mouvement du 18 mars voudrait être la voix des blogueurs, où qu’ils soient, qui risquent d’être écrasés par la puissante machine de répression.

Ce jour, en mémoire d’Omid Reza, est dédié à tous les blogueurs autour du monde qui courent de véritables risques simplement en disant la vérité comme ils la voient. Le Mouvement du 18 mars cherche à élargir activement la conscience que nous avons de nous-mêmes pour y inclure ceux d’entre nous qui sont en danger et à étendre les protections normalement accordées aux journalistes à tous ceux qui consacrent leur temps et leur capital intellectuel à partager des informations sur notre monde.

Passe le mot!